Festival Ecarts : les étudiants à l’honneur au théâtre de la Cité Internationale

Festival Ecarts : les étudiants à l’honneur au théâtre de la Cité Internationale
Crédit : Denis ASSALIT

Festival Ecarts : les étudiants à l’honneur au théâtre de la Cité Internationale

Le Festival Écarts (voir notre présentation) s’est tenu du 30 mars au 1er avril 2017 au Théâtre de la Cité Internationale. Les Espaces Libres se sont vu confier la délicate mission de participer au jury blogueur, mission partagée avec Théâtre Côté Cœur.

Difficile de départager les cinq compagnies qui se sont succédé durant ces trois jours de festival. Les spectacles, scrupuleusement choisis par les organisateurs, Lucas Bouissou et Bertrand Brie, avaient tous leur singularité : entre jeu de clowns et texte ardu, écritures de plateau et expérience sensorielle, les compagnies nous ont présenté différentes formes théâtrales.

Retour sur notre expérience de jury …

Des idées et de l’audace

  • Dans Leurs Vies, la compagnie Homère & Pogona a composé un spectacle entre textes classiques et dialogues de clowns. Nous avons été touchés par leur générosité, même si le spectacle n’était pas tout à fait abouti tant au niveau de l’écriture et du jeu pour nous convaincre complètement, mais la proposition est originale !
  • « Les beaux jours d’Aranjuez » de Peter Handke, mis en scène par Gabriel Pierson, nous a divisés :

Maxime : « J’ai trouvé ce spectacle poétique grâce aux interprètes qui ont réussi à faire résonner ce texte avec justesse et conviction dans une mise en scène épurée »

Lucile : « Je suis restée en dehors, en raison du texte qui ne me parle pas, et malgré une interprétation simple et juste ».

Si le spectacle n’a pas eu la même résonance en nous, nous saluons tous deux le jeu des comédiens, en particulier celui de Garance Robert de Massy, jeune actrice  à suivre.

  • La compagnie la Faim du Soir Tard nous a présenté Mues, un spectacle déjanté, dans lequel l’écriture de plateau, quoique parfois un peu faible, parvenait à montrer un univers artistique prometteur.  Lucile a particulièrement apprécié le spectacle pour ce côté fou-fou, tandis que Maxime est resté sur la réserve. Nous suivrons les prochaines créations de cette compagnie.
  • Dans un tout autre style, la Compagnie le Quintuplex donnait à voir la vie en entreprise et ses travers avec Hyperglycémie. Nous avons trouvé cette fable sociale assez réaliste, elle parvient à dénoncer, parfois sur un ton humoristique, le mal être en entreprise, l’infantilisation et la manipulation du personnel pour toujours être plus rentable.

Si aucune compagnie n’a démérité, nous avons été particulièrement touchés par le spectacle qui a clos le Festival avec une forme hétéroclite :

  • Qu’est-ce là qui monte du désert ?, proposition de la Compagnie Le Mot Nu Ment, a remporté le prix des jurys blogueur et étudiant, et a aussi été distinguée par le jury professionnel.

Se présentant sur le papier comme une expérience olfactive, le spectacle ne se contente pourtant pas d’explorer le sens de l’odorat, mais nous propose finalement un voyage sensoriel qui tient presque de la synesthésie. Ainsi le travail sur la lumière et les couleurs est particulièrement réussi tandis que les passages chorégraphiés et chantés viennent donner du corps au propos et aux textes de Baudelaire, Ginsberg, Le Cantique des cantiques etc.

On retient la prestation de Thibaut Madani qui est particulièrement touchant au milieu de ses partenaires féminines. Au sortir du spectacle, on ne saurait expliquer exactement pourquoi on a été emportés, mais la forme singulière, sans être tout à fait originale, nous a indubitablement conduits vers un ailleurs, et on garde un souvenir très précis des tableaux. Est-ce l’odeur du café ou les couleurs de la scène finale qui nous ont fait penser à Pour que le ciel ne tombe pas de Lia Rodrigues. On leur souhaite de poursuivre leur aventure et de se produire, beaucoup. Compagnie à suivre, donc….

Les Espaces libres sont ravis d’avoir partagé cette expérience dans la bonne humeur et la simplicité ! Merci aux équipes du Théâtre et du Festival pour leur accueil, aux organisateurs Lucas Bouissou et Bertrand Brie pour leur confiance, à Christine du Théâtre Côté Cœur d’avoir supporté nos débats endiablés, et aux membres des jurys étudiant et professionnel pour les échanges fructueux. Enfin, bien sûr, merci à toutes les compagnies de nous avoir fait partager leur passion du théâtre et de nous avoir fait vivre ces beaux moments !

On se donne rendez-vous l’année prochaine !

Crédit photo : Denis ASSALIT

Lucile Joyeux et Maxime PauwelsFestival Ecarts : les étudiants à l’honneur au théâtre de la Cité Internationale

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1 comment

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  • Christine Eouzan - 8 avril 2017 reply

    Bel synthèse Lucile et Maxime. C’était un plaisir pour moi d’être le troisième élément de ce jury blogueurs. Trois soirées très agréables et des propositions très intéressantes. Longues route aux compagnies, aux spectacles et au Festival Ecarts.
    Christine – Le Théâtre Côté Coeur

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